Les sympathies musculaires du brouillard : Bachelard, Debussy et les sources de l’imagination motrice
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Mots-clés

Bachelard, Debussy, corps, imagination, mouvement

Comment citer

Spampinato, F. (2024). Les sympathies musculaires du brouillard : Bachelard, Debussy et les sources de l’imagination motrice. Bachelard Studies Études Bachelardiennes Studi Bachelardiani, (2), 121–135. Consulté à l’adresse https://mimesisjournals.com/ojs/index.php/bachelardstudies/article/view/3609

Résumé

L’un des aspects les plus profonds de l’imagination humaine réside en sa dimension charnelle, incarnée, inscrite dans un corps mouvant, un corps matériel, physique, traversé par les forces et les tensions, les plaisirs et les douleurs de la vie. Nous traiterons ici, dans un premier temps, la manière dont Gaston Bachelard a appréhendé cet aspect corporel et gestuel de l’imaginaire. Nous poursuivrons en examinant l’imaginaire du mouvement corporel dans la musique de Claude Debussy, un compositeur dont l’esthétique se prête à une analyse inspirée des principes bachelardiens. L’écoute du prélude pour piano Brouillards, en particulier, sollicite l’imagination en éveillant les « sympathies musculaires » de l’auditeur, « tonalisé » face à un paysage onirisé. Une analyse des images qui ressortent de la réception de cette pièce nous renverra alors aux origines mêmes de l’imagination humaine.

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